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g-e51-12.1- Les risques engendrés par une trésorerie défaillante

Chapitre
Fichiers
g-e51-12.1- Les risques engendrés par une trésorerie défaillante
  2017  signe un record avec près de 350 000 créations d’entreprises et reprises. La rançon de ce succès entrepreneurial est l’augmentation du nombre de défaillances, le tiers des créateurs ne soufflant pas leur troisième bougie.
Ce 2ème trimestre 2018, 2145 entreprises de moins de trois ans ont fait l’objet d’une ouverture de procédure collective ; c’est 3% de plus qu’un an plus tôt. Plus délicat encore, les trois quarts sont directement liquidées. Etude – Défaillances d’entreprises T2-2018 : Le recul des défaillances s’essouffle.

Le rôle de la trésorerie

La trésorerie correspond aux liquidités généralement à disposition sur un compte courant et, éventuellement, à des valeurs mobilières de placement.

Les principaux engagements sont :

– le règlement quasi quotidien des factures fournisseurs ;

– le paiement mensuel des salaires et des charges sociales et fiscales.

II Les conséquences d’un manque de trésorerie

Lorsque la trésorerie n’est pas suffisante, la PME accumule retards de paiement, découverts bancaires, chèques retournés impayés… et entre dans un cercle vicieux dont elle peine à sortir par manque de soutien financier.

  1. La perte de confiance des partenaires

La pérennité d’une PME dépend fortement du climat de confiance qu’elle a su installer avec ses partenaires.

Elle est généralement très proche de ses fournisseurs et ceux-ci engagent avec elle des relations commerciales dont la meilleure garantie est la confiance réciproque. Lorsque la PME cliente commence à retarder ses paiements, voire à ne plus les honorer, le fournisseur manquera à son tour de trésorerie. Il prend alors ses distances avec ce partenaire.

Le banquier aussi doit être rassuré quotidiennement. Une entreprise en difficulté de trésorerie, paradoxalement, n’est pas une entreprise à laquelle on prête ! Le banquier ne prend aucun risque. L’entreprise s’enfonce alors dans ce cercle vicieux et manque de plus en plus de trésorerie.

  1. De la cessation de paiement à la liquidation judiciaire

L’actif disponible correspond à tout ce qui peut être transformé en liquidités en quelques minutes, heures ou peu de jours, sans empêcher la poursuite de l’exploitation de l’entreprise.

Lorsqu’une PME n’arrive plus à régler ses dettes avec son actif disponible, elle se trouve en situation de cessation de paiement.

Elle doit alors effectuer une déclaration au tribunal de commerce. Cette déclaration s’appelle le dépôt de bilan. Si le dirigeant, sciemment ou non, ne procède pas à cette déclaration, il encourt des sanctions, notamment l’interdiction de gérer une entreprise.

Dans un délai de 45 jours après cette déclaration, l’entreprise doit demander l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Cette procédure peut aussi être ouverte à l’initiative d’un créancier.

À l’issue d’une période d’observation du fonctionnement de la PME, un redressement judiciaire est mis en œuvre si le redressement de l’entreprise est jugé possible. Il permet l’apurement des dettes, le maintien des emplois et la poursuite de l’activité.

Dans le cas contraire, une liquidation judiciaire est prononcée. L’activité de l’entreprise s’arrête alors de force et les biens sont vendus pour payer les créanciers. Si un défaut de gestion est constaté, le responsable encourt des sanctions.